le feu 8Le mardi 4 décembre 2018

Par Olivier MACAUX, docteur ès lettres modernes

La guerre de 14-18 a représenté l’avènement de la guerre moderne au sein de la civilisation européenne et, c’est, en partie, grâce à la littérature que l’irruption d’une barbarie méthodique et industrialisée a pu être décrite et analysée.

Nous évoquerons les témoignages des écrivains combattants qui jugèrent souvent, à ses débuts, le conflit légitime et qui, très rapidement, déchantèrent face à laDorgeles réalité meurtrière et implacable des combats.
Ces auteurs français (Maurice Genevoix, Henri Barbusse, Roland Dorgelès...), dont les œuvres demeurent essentielles, ont décrit l’enlisement et, pour certains d’entre eux, l’absurdité de la guerre.
Ce n’est pourtant qu’à partir des années trente que la critique de la guerre s’affirme avec virulence dans les œuvres de Louis-Ferdinand Céline, Gabriel Chevallier ou Jean Giono, la prise de conscience ayant eu le temps de dépasser les impératifs patriotiques et les effets de la censure.
Nous aborderons aussi les écrivains allemands, avec notamment Ernst Jünger (Orages d’acier s’avérant un récit de guerre d’une grande maîtrise) et Erich Maria Remarque dont la vision pacifiste demeure une exception dans la littérature d’outre-Rhin.
Nous achèverons ce tour d’horizon avec des écrivains américains (Ernest Hemingway, John Dos Passos) ou italiens (Emilio Lussu) qui attestent du même saisissement et du même effroi devant l’apocalypse de la première guerre mondiale.


Conférences 2018 - 2019

Les mardis après-midi, pendant la période scolaire, de 14h 15 à 16 h 30, à la salle Léo Lagrange, l’Université du Temps Libre de la Région Dunoise propose des conférences dont les thèmes sont très riches et variés.